
Le mouvement de stabilisation des taux se poursuit. Ces derniers se révèlent en effet, au vu des barèmes provenant des banques, inchangés en juin. Ainsi, le premier temps fort de l’année immobilière s’achève à peine que les premières conclusions s’imposent déjà : la tendance à une inertie des taux se confirme de mois en mois, et ce en dépit des récents mouvements de l’OAT.
Certes, la baisse des taux engagée en fin d’année dernière s’est prolongée sur les mois de février-mars, mais ceci est le fait de raisons strictement commerciales. Les banques voulaient comme chaque année être bien positionnées pour le début de la première grosse période de production de prêts de l’année immobilière.
Les principaux mouvements observables sont le fait de banques « retardataires » qui n’intègrent que tardivement la légère baisse observée chez les établissements précurseurs du mouvement. Toutefois, ceci n’affecte en rien les meilleurs taux qui, eux, restent stables. Inversement, on relèvera qu’une infime partie des établissements - les mêmes qui avaient initié le mouvement de baisse en février-mars - ont même choisi de relever légèrement leurs taux.

« Comme nous l’avions annoncé en début d’année, les taux auront au final été assez stables au cours du deuxième trimestre 2010 » résume Alban Lacondemine, porte-parole d’Emprunt Direct (courtier en crédit immobilier). « La période estivale ne devrait pas déboucher sur une modification en profondeur des taux de crédit immobilier, avant une probable remontée de ces derniers en fin d’année, voire en début d’année prochaine » analyse pour sa part Stephane de Lassiny, directeur des études économiques d’Emprunt Direct. « Le timing de cette remontée dépendra essentiellement de la rapidité de résolution de la crise de la dette et de la vigueur avec laquelle se reprennent les indicateurs d’activité en Eurozone » analyse-t-il. On peut d’ailleurs noter que l’écart entre les taux à 15 ans et l’OAT 10 ans, qui sert de référence pour le calcul des taux de prêts immobiliers, s’est creusé en toute fin de mois, du fait d’une ruée des investisseurs internationaux sur la dette souveraine française. Depuis la fin avril, les taux de l’OAT ont ainsi reculé de 30 points de base, avec un pic de 45 points de base le 25 mai, quand ces derniers atteignaient les 2.86%. Les banques n’ont néanmoins pas répercuté cette baisse des taux sur le marché du crédit immobilier, du fait de l’extrême tension régnant sur ce marché.
sources : Emprunt Direct
Indicateur des taux de crédit immobilier des meilleurs courtiers d’INFOSIMMO | juin 2010



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