
Nous sommes dans une situation qui est certainement la pire pour un agent immobilier ou un vendeur, les acheteurs sont dans l’attente. Comme les prix immobiliers ont amorcé leur descente depuis 2008, le petit jeu des acheteurs c’est d’attendre le point le plus bas. Les acheteurs qui ont de la mémoire savent qu’entre 1991 et 1997, les prix à Paris avaient chuté de 40%. Et comme Empruntis, un leader en courtage de prêt, a prédit une baisse de 14% pour 2009 et que nous sommes dans un cycle baissier, s’ils ne sont pas dans l’urgence de posséder un bien immobilier, ils préfèrent attendre. Le cycle baissier des taux de prêt immobilier les renforce dans cette idée. Le tout est de savoir jusqu’où les 2 courbes de baisse vont parvenir avant de remonter. En tous les cas, le pouvoir est maintenant du côté des acheteurs, ils prennent leur temps pour négocier ou pour comparer. L’économiste Marc Touati cité dans Libération table sur une « chute des prix de 20 % en 2009-2010 ». La Fnaim quant à elle présente une baisse plus prudente, -10% serait son maximum pour cette année. Aujourd’hui, seules les personnes pressées (acheteurs comme vendeurs) acceptent de faire le sacrifice d’une perte ou d’une future baisse. D’autres vendeurs louent et attendent que la situation s’améliore. Du côté des acheteurs, s’ils peuvent attendre un peu, avec la baisse ils peuvent voir plus grand ou de meilleure qualité.
Tous se donnent RDV dans quelques mois où les prix risquent de baisser davantage et où les taux de prêt immobilier devraient atteindre de nouveaux planchers. La BCE annonce une baisse de son taux directeur en mars.
Du côté des courtiers en prêt immobilier, c’est la même histoire que leurs homologue courtiers immobilier. Le nombre de personnes qui simulent (entendre par là qu’elles ont commencé un dossier de prêt sans forcément aller jusqu’au bout) augmente considérablement. Pas de chiffres officiels encore mais on sait déjà qu’ils ne sont pas bons.


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