
Les notaires ont publié pour la première fois des chiffres dans toute la France. Le retournement du marché est bien là et l’effondrement se révèle dès le 3e trimestre 2008. Rappelons, chiffre des notaires à l’appui, que 2007 constitue le point culminant de l’immobilier. 929 300 ventes d’appartements et maisons ont été signées chez les notaires avec dans le détail : 127.300 dans le neuf et 802.000 dans l’ancien. Sans appel, 2008 enregistre 746 600 d’actes signés chez le notaire, soit 20% de moins qu’en 2007. Et au premier trimestre 2009, pour la France entière, les notaires ont estimé que le nombre de signatures a chuté de 37% par rapport à 2008 à la même époque. Tous les segments du marché sont concernés : les maisons, les appartements, le neuf, l’ancien. Le phénomène prend une ampleur telle qu’il met en péril certains offices notariaux. 1000 emplois ont d’ore et déjà été supprimé.
La baisse des prix immobiliers de son côté s’établit à 9.8% (en moyenne nationale) au premier trimestre 2009 par rapport 2008. Une baisse des volumes des transactions entraine une baisse du chiffre d’affaires. À la Fnaim, on note un recul de 30% du CA en moyenne pour le début 2009 par rapport à 2008. Ils se séparent donc de 11% de leur effectif. Désormais, pour vendre il faut désormais 5 mois contre 3 auparavant. Les agents immobiliers sont amenés à trouver d’autres sources de revenus notamment l’activité locative. Enfin, pour séduire les acheteurs , 1 vendeur sur 2 est prêt à renégocier une baisse des prix.
Les notaires prévoient dans les prochains mois une baisse des volumes de transactions de -30% à 40%. Néanmoins, ils pensent que la baisse des taux et les effets des mesures gouvernementales (crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunt et doublement du prêt à taux zéro pour le neuf, loi Scellier) devraient être sources d’optimisme.


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