
Au début de la crise financière, on comptait plus de 30 000 personnes ayant souscrit un prêt relais. En raison de la crise économique qui suivait la crise financière, ces personnes n’arrivent pas à vendre leur résidence. « il y a la crainte des propriétaires souhaitant changer de résidence de ne pouvoir revendre le bien qu’ils occupent. Il faut casser cette spirale », déclare le premier ministre François Fillon en déplacement à Marseille le 27 mars. L’exonération des plus values a été dans un premier temps étendue à un an puis François Fillon décide de prolonger cette exonération à deux ans. Les banques se sont déjà engagées à ne pas faire subir de pénalités ayant souscrit un prêt-relais en cas de report d’échéances ou d’allongement de la durée du prêt. Elles même nommé un médiateur crédit relais. Par ailleurs, le premier ministre a noté un « frémissement » dans la demande des crédits" ainsi que dans l’activité des promoteurs. François Fillon pense que tout ceci s’explique par la mesure « doublement du prêt à taux zéro » conjuguée aux baisses des taux de prêt immobilier.
Cette exonération vient à point pour aider ces propriétaires étranglés par leur prêt relais. L’association AFUB (l’Association Française des Usagers des Banques) aide chaque semaine plus d’une centaine de personnes à trouver solution pour échapper à leur banquier.
Il existe déjà des lois pour protéger les emprunteurs, mais méconnues. Par exemple, la loi prévoit des garde-fous, pour protéger les personnes se trouvant dans l’impossibilité ponctuelle d’acquitter leurs mensualités. Selon l’article 313.12 du code de la Consommation, tout emprunteur peut bénéficier d’une suspension de ses échéances pendant une période maximale de deux ans. La procédure en référé est rapide (moins d’un mois) on n’a besoin d’avocat. La mesure annoncée par François Fillon devrait renforcer les droits des emprunteurs...
photo © blog-fillon.com


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