
La saison estivale promet peu de mouvements sur les taux. Ces derniers ont en effet enregistré peu de variations au titre du mois de juillet, comme en attestent les premiers barèmes en provenance des établissements financiers partenaires d’Emprunt Direct . Le mouvement de stabilisation observé depuis plusieurs mois se poursuit ainsi, malgré les baisses de rendement observées sur l’OAT 10 ans. (NDRL : OAT / Les obligations assimilables du Trésor français)
Il est d’ailleurs peu probable que les établissements changent de politique au cours des deux mois estivaux. Sauf surprise, les grilles annoncées pour juillet devraient dans les grandes lignes être celles observées en août.
Les uniques variations observées sur le mois sont d’infime ampleur : on notera notamment une remontée de 0.05% des meilleurs taux sur 10 ans et 20 ans. Fait notable : cette hausse, très timide, est la première depuis un an, même si il convient de relativiser celle-ci eu égard à son amplitude extrêmement limitée et au nombre de durées de prêt concernées (deux sur cinq). Cet élément pourrait néanmoins s’inscrire dans le scénario d’un resserrement graduel des conditions de crédit de la part des banques .
« L’été est en général une période atone en matière de crédit immobilier, et il n’y a semble t-il aucune raison que 2010 déroge à cette règle » indique Alban Lacondemine, porte-parole d’Emprunt Direct. « Le mouvement de stabilisation observé depuis quelques mois devrait se prolonger dans les prochains mois avant une possible inversion de tendance en fin d’année » analyse pour sa part Stéphane de Lassiny, directeur des études économiques d’Emprunt Direct. « Les banques pourraient en effet remonter leurs taux de crédit immobilier en fin d’année ou en début d’année prochaine au terme de la deuxième grosse période production de crédit immobilier » analyse-t-il.
On notera néanmoins que l’écart entre les taux à 15 ans et l’OAT 10 ans, qui sert de référence pour le calcul des taux de prêts immobiliers sur cette période, ne s’est toujours pas comblé, la dette souveraine française semblant toujours attractive pour les investisseurs internationaux. Au vu des dernières tensions sur le marché interbancaire et en l’absence de normalisation durable sur le marché de la dette d’Etat, les banques continuent à montrer quelques réticences à répercuter des baisses, mêmes légères, sur leurs barèmes.
Source Emprunt Direct
Les meilleurs taux des principaux courtiers sur Internet avec l’indicateur des taux d’Infosimmo.com | Juillet 2010



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