
2008 a marqué le secteur immobilier, 12% de baisse de la production des prêts immobiliers pour cette année charnière. Selon L’observatoire du crédit aux ménages, ils n’étaient que 1.3 million de ménages à avoir souscrits un prêt immobilier en 2008. Si les banquiers ont indiqué avoir constaté des « frémissements » sur le marché du crédit depuis février, ils ne sont pas exempts de responsabilité dans cette crise . Les courtiers en prêt immobilier déclarent volontiers que les banques ont largement durci leurs conditions d’accès au crédit. Pointées du doigt à plusieurs reprises, les banques vont essayer d’être plus conciliantes avec emprunteurs. Tout d’abord, elles vont agir au niveau des ménages qui ont souscrit un prêt-relais et qui n’arrivent pas à rembourser. Les banques se sont engagées à ne pas appliquer de pénalités pour les prêts-relais et crédits immobiliers des ménages touchés par le chômage partiel. L’État a annoncé aussi une exonération fiscale étendue à 2 ans de la plus-value sur les ventes de 2009 à 2010. Avec la baisse récente des taux, Bercy pense que le marché du crédit est en cours de relance. Pourtant, même si nous avions eu une hausse du loyer de 1.5% en 2008, 2009 s’annonce stable (0.2% de hausse depuis janvier selon l’Observatoire des Loyers Clameur). Ce ne sera donc pas un élément supplémentaire pour appuyer cette relance.
L’attente devient de plus en plus forte à propos de cette fameuse baisse du taux directeur de la BCE le 5 mars 2009. « Nous sommes en train d’examiner au sein de l’Eurosystème et du conseil des gouverneurs, la totalité des options qui pourraient s’ouvrir à nous » selon Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE lors d’une conférence de presse ce mardi 3 mars. Les analystes seront-ils surpris ?


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